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Informations15/9/2025

Les vacances en voiture électrique de Gertjan

Cela fait déjà quatre ans que nous roulons en voiture électrique (EV). Jusqu’ici, nos vacances se passaient à la côte belge, aux Pays-Bas ou en France – sans vraiment nous en rendre compte, toujours dans l’autonomie de la voiture, ou du moins avec des arrêts recharge qui relevaient plus du confort que de la nécessité.

Pour ce voyage, nous ne nous sommes pas vraiment documentés, et avons encore moins préparé un itinéraire de recharge. La seule préparation consistait à demander les vignettes et autocollants environnementaux. Comme nous traversions surtout la France et la Suisse, nous savions que nous arriverions sans problème à destination. Nous avions notre but en tête, mais nous avons ajouté au dernier moment une étape à l’aller et au retour.

Direction St. Moritz, au pied des Alpes suisses. Environ 850 km au total, avec un détour par Metz. Premier long trajet avec trois enfants de 5, 3 et 1 an à l’arrière. Autant dire que nous avions prévu de quoi les occuper : livres d’autocollants, petits jeux et, évidemment, snacks et bouteilles d’eau. Résultat : une pause toutes les deux heures – surtout pour les besoins pressants, mais aussi pour souffler un peu, se dégourdir les jambes ou taper dans un ballon. La première aire proposait des bornes, mais avec une batterie largement au-dessus de 50 % et seulement deux points libres sur douze, nous avons choisi de ne pas recharger.

La voiture était chargée à bloc : chaussures de marche, vêtements chauds pour la montagne, vestes de pluie, tenues légères pour les journées plus chaudes, maillots de bain, couches, poussette… Le coffre de toit loué s’est révélé indispensable. Le loueur nous a demandé pourquoi nous n’avions pas opté pour une « tailbox » (boîte arrière), plus économique en consommation. Réponse simple : notre voiture n’a pas d’attache-remorque.

Finalement, ce coffre de toit a eu moins d’impact sur notre consommation que prévu. Nous avons atteint Metz (270 km) sans recharge, avec encore 40 % de batterie, sans changer notre style de conduite. Une recharge d’une vingtaine de minutes en soirée a suffi pour poursuivre le trajet le lendemain. Sur la route, nous avons rechargé environ 40 % lors d’une pause déjeuner, puis encore 20 % à l’occasion d’un arrêt rapide. À l’arrivée à St. Moritz, il nous restait juste en dessous de 20 % de batterie.

Sur place, nous avons surtout profité des alentours, parfois en transports en commun, parfois en voiture : le col de l’Ofen, une excursion à Livigno, et une autre à Varenna. Cette dernière fut une belle surprise côté consommation : grâce au dénivelé de 1 600 m et au freinage régénératif, nous avons parcouru 100 km avec seulement 7 % de batterie (5,5 kWh), soit environ un tiers de notre moyenne habituelle. Bien sûr, le retour était plus exigeant.

Une seule fois, nous n’avons pas pu recharger : nous pensions d’abord que la borne n’acceptait pas notre carte, mais même le terminal de paiement était hors service. Heureusement, à un kilomètre de là, une autre borne rapide nous a permis de recharger sans problème. Notre carte DATS 24 a fonctionné partout, sauf sur ce point défectueux.

Pour celles et ceux qui envisagent leurs premières vacances en voiture électrique : oubliez l’idée que la recharge est une perte de temps. Ces pauses sont aussi l’occasion de se reposer, de se dégourdir et de repartir plus serein. De notre côté, nous avions trois critères simples : fallait-il recharger la voiture ? Fallait-il s’arrêter pour les enfants ? Ou simplement envie de bouger un peu ? Si aucune de ces conditions n’était remplie – par exemple quand tout le monde dormait paisiblement – nous roulions jusqu’à l’aire suivante. Et l’an prochain ? Nous irons sûrement un peu plus loin encore… probablement en Italie.